3 questions à : Stéphane Grosjean, animateur de l'atelier « Rythme et Percussions Corporelles »

7 décembre 2015

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Habitué des collaborations avec le CEPRAVOI, Stéphane Grosjean développe depuis des années sa propre démarche pédagogique, destinée à permettre aux personnes d'aborder la musique grâce au corps. L'objectif principal de cet atelier est donc de parvenir à mettre en forme des émotions à travers le rythme, la voix, le corps et la musique.

 

 

Que souhaitez-vous apporter aux chanteurs amateurs avec cet atelier ?

Je voudrais d'abord sensibiliser les gens sur l'importance que peut avoir le corps dans l'expression, qu'elle soit artistique ou non. L'intérêt, c'est qu'ils se disent : pourquoi ne pas essayer ? Je voudrais que les gens essayent, quitte à ce qu'ils se trompent. Contrairement à ce que l'on nous dit, je suis persuadé que l'erreur n'est pas un échec, mais une nécessité d'apprentissage. Je pense aussi que ce sont elles qui nous donnent une fonction. Par exemple, on estime qu'un bébé tombe entre 1000 et 1500 fois avant de commencer à marcher correctement. Quoiqu'il en soit, j'espère que les participants à cet atelier pourront gagner en confiance et se sentir plus assurés dans ce qu'ils entreprendront.

Quelle sera votre démarche pédagogique ?

Je donnerai aux participants des outils d'apprentissage qui pourront, par la suite, être transmis à leurs enfants, à leur famille, etc… Je souhaite que l'ambiance soit détendue mais sérieuse, car pour parvenir à un résultat satisfaisant, il faut donner de sa personne. J'aurais tendance à comparer cet atelier avec la conduite d'une automobile : dans un cas comme dans l'autre, il faut concentrer son attention pour piloter correctement son corps. Mais bien souvent, quand les exercices sont finis, les participants viennent me dire qu'ils n'ont pensé à rien pendant la durée de l'atelier. Et c'est exactement ce à quoi je veux parvenir : faire oublier la temporalité du monde pour se consacrer à la pureté de l'instant présent.

Quelques mots pour encourager les personnes intéressées par cet atelier ?

J'aimerais leur dire, encore une fois, qu'il ne faut pas avoir peur d'essayer. Même si on n'arrive pas toujours à réussir les choses du premier coup, on finit toujours par y arriver. D'autre part, je pense qu'il est plus facile de se laisser porter lorsqu'on est en groupe. J'ai pris part à des bals participatifs où près de 150 personnes faisaient des gestes. Grâce à l'effet de masse, les individus avaient plus de facilités à se lancer dans leurs mouvements : il n'y avait pas de notion de jugement. Lorsque le regard se porte sur le groupe et non l'individu, les barrières tombent beaucoup plus facilement.